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Programme provisoire 2009-2010

Depuis janvier 2002, l'Université de Savoie a mis en place, avec l'Alliance pour le Développement de l'Université de Savoie (ADUS), un cycle de conférences scientifiques "Amphis pour Tous".

Gratuites, ouvertes à tous, elles permettent à ceux qui le souhaitent, d’échanger avec les chercheurs de l’Université de Savoie sur des thèmes variés.

En septembre 2005, pour répondre à la demande des collectivités locales et du public, l'Université de Savoie étend la présentation des conférences dans des régions éloignées des agglomérations chambérienne et annécienne.

Ces conférence se dérouleront d’octobre à juin, non seulement à Chambéry, Cran Gevrier, Thonon-les-Bains à 17 h 30, mais également à Albertville à 18 h 30.




«Le GPS ou comment la science a détourné à son profit une technologie militaire»
Thierry VILLEMIN - Professeur des Universités
Laboratoire Environnement, Dynamique et Territoires de Montagne (EDYTEM)
UFR Centre Interdisciplinaire Scientifique de la Montagne (CISM)

06 octobre 2009, Amphithéâtre Decottignies, 27 rue Marcoz à Chambéry
08 octobre 2009, CCSTI/La Turbine, place Chorus à Cran-Gevrier
14 octobre 2009,
Lycée Hôtelier, 40 Bd Carnot à Thonon-les-Bains

Le système GPS dont l’usage est maintenant répandu auprès du grand public est un système de positionnement qui a été, à son origine, mis au point pour répondre à des besoins strictement militaires. Son ouverture progressive vers des applications civiles a permis, non seulement d’en rendre possible son usage courant pour la « navigation » - jusqu’à en équiper nos téléphones portables – mais il a aussi été à l’origine d’une véritable révolution de la Géodésie (la science qui a pour but de mesurer la forme et les dimensions de la terre). La manière de travailler de nos géomètres et topographes en a été bouleversée. Ces progrès considérables en ont entraînés d’autres, dans des disciplines connexes. Il est, par exemple, devenu possible de suivre en temps réel le mouvement des plaques, les réajustements liés à la fonte des glaces polaires, les mouvements de « respiration » des volcans… Toutes ces applications « haute précision » du GPS ont été rendues possibles grâce à l’utilisation du signal de phase de l’onde porteuse, une manière d’exploiter le signal GPS qui n’avait pas été prévue à l’origine.
La conférence se propose d’expliquer en termes simples les astuces qui ont permis de tels développements et de montrer comment il est techniquement possible d’obtenir à l’aide d’une constellation de satellites qui tournent autour de la Terre à plusieurs milliers de kilomètres, un positionnement au sol de précision millimétrique.


«Les grands mystères de l’Univers»
Céline BOEHM - Chargée de recherche CNRS
Laboratoire de Physique Théorique (LAPTH)
UFR Sciences Fondamentales et Appliquées (SFA)

12 novembre 2009, CCSTI/La Turbine, place Chorus à Cran-Gevrier
17 novembre 2009, Amphithéâtre Decottignies, 27 rue Marcoz à Chambéry
18 novembre 2009, Lycée Hôtelier, 40 Bd Carnot à Thonon-les-Bains

Essayer de comprendre et de décrire physiquement l’Univers dans lequel nous vivons : tel est le but de la Cosmologie primordiale et observationnelle. Cette science basée sur la relativité générale et d’autres principes physiques fondamentaux (par exemple les notions de température et d’équilibre thermique) a connu un essor exceptionnel ces dix dernières années après plusieurs expériences qui ont mis en évidence l’existence d’une énergie sombre dans l’Univers et dont l’origine reste pour le moins mystérieuse.
Dans cette conférence, j’exposerai nos connaissances actuelles sur l’Univers : de quoi est-il constitué, quel est son passé, son destin. J’expliquerai comment il a été possible d’obtenir des réponses à ces questions et ce que nous attendons des nouvelles expériences, telles que PLANCK, un satellite lancé en Mai 2009.

«La science des jeux : de l’informatique aux mathématiques»
Pierre HYVERNAT - Maître de conférence
Laboratoire de Mathématiques (LAMA)
UFR Sciences Fondamentales et Appliquées (SFA)


02 décembre 2009, Lycée Hôtelier, 40 Bd Carnot à Thonon-les-Bains
08 décembre 2009, Amphithéâtre Decottignies, 27 rue Marcoz à Chambéry
10 décembre 2009, CCSTI/La Turbine, place Chorus à Cran-Gevrier

Le morpion, le jeu de dames, les échecs, le go… Tous ces jeux ont en commun le fait qu’ils ne comportent pas d’aléatoire (jet de dés, distribution de cartes, etc.) et que l’état global est toujours connu. En conséquence, lors d’une partie, les joueurs ne peuvent s’appuyer sur rien d’autre que leurs connaissances des règles. Ceci implique aussi que la recherche de stratégies gagnantes est un problème particulièrement adapté aux ordinateurs, qui peuvent étudier de nombreux coups possibles très rapidement. Malheureusement, sauf pour des cas très simples, cette recherche reste vouée à l’échec à cause du nombre gigantesque de possibilités. L’étude de ces jeux doit donc commencer par une analyse de leurs propriétés mathématiques. C’est uniquement en prenant ces simplifications en compte que l’ordinateur peut espérer découvrir une stratégie gagnante et tenter de battre les joueurs humains. Pendant cette conférence, je montrerais sur des petits exemples (style morpion) le genre de propriétés que les mathématiciens recherchent, et comment on peut les mettre en œuvre pour gagner à tous les coups. En plus de ces jeux volontairement très simples, j’essaierai d’expliquer ce qui se passe dans des cas plus intéressants tels que le jeu de dames, le jeu d’échec ou le jeu de go



«Les diatomées, joyaux microscopiques à usages multiples : de l’évaluation de la pollution à la médecine légale»

Frédéric RIMET- Ingénieur de recherche INRA

Centre Alpin de Recherche sur les Réseaux Trophiques des Écosystèmes Limniques (CARRTEL)
UFR Centre Interdisciplinaire Scientifique de la Montagne (CISM)

19 janvier 2010, Amphithéâtre Decottignies, 27 rue Marcoz à Chambéry
21 janvier 2010, CCSTI/La Turbine, place Chorus à Cran-Gevrier
(18 h 30) 28 janvier 2010, Dôme cinéma, 135 place de l’Europe à Albertville

Les diatomées sont des algues unicellulaires microscopiques que l’on retrouve dans les écosystèmes : lacs, rivières, océans, marais, sols… Ces algues forment l’essentiel de la biomasse végétale dans les écosystèmes aquatiques et jouent un rôle primordial dans les chaînes alimentaires. 25 % de la biomasse provient de ces organismes.
Elles ont la particularité de former un squelette siliceux extracellulaire présentant de belles formes géométriques d’une diversité extraordinaire. Les diatomées comptent entre 10 000 et 100 000 espèces et existent depuis 185 millions d’années ! Cette biodiversité est utilisée dans des domaines variés. Elles sont par exemple un excellent indicateur de la qualité des rivières et sont utilisées pour évaluer l’impact de l’homme sur les écosystèmes partout dans le monde. Les diatomées permettent également de reconstruire les environnements passés et d’évaluer l’impact des micropolluants toxiques. Elles sont mises aussi au service de la médecine légale pour le diagnostic de la noyade.


«Naissance et croissance d’une chaîne de montagnes au milieu d’un continent : un exemple en Mongolie»

Riccardo VASSALLO - Maître de conférence
Laboratoire de Géodynmique des Chaînes Alpines (LGCA)
UFR Centre Interdisciplinaire Scientifique de la Montagne (CISM)

03 février 2010, Lycée Hôtelier, 40 Bd Carnot à Thonon-les-Bains
09 février 2010, Amphithéâtre Decottignies, 27 rue Marcoz à Chambéry
11 février 2010, CCSTI/La Turbine, place Chorus à Cran-Gevrier

Malgré leur apparence imposante et statuaire les chaînes de montagnes que nous voyons à la surface de la Terre, telles que les Alpes qui nous entourent, ne sont pas éternelles. Certes la durée de leur existence se mesure en millions d’années, mais pareillement à nous ces géants rocheux naissent, grandissent et enfin lentement disparaissent. Le tout sous l’action conjuguée de la tectonique des plaques et de l’érosion.
Les séismes d’un côté, les rivières, les glaciers et les agents atmosphériques de l’autre, rythment la vie des massifs avec des fréquences séculaires ou millénaires. Ils sculptent leur relief en laissant des traces dans le substratum et dans la morphologie des stades successifs de cette évolution. Dans le Gobi-Altay, en Mongolie Occidentale, la position de la chaîne loin des frontières de plaque et le climat aride  préservant extraordinairement les marqueurs, permettent de reconstruire et dater les différentes étapes d’édification de ces montagnes. Du début de sa formation au dernier grand tremblement de terre qui l’a secouée au siècle dernier, nous pouvons ainsi raconter l’histoire de cette jeune chaîne, et en tirer des renseignements précieux sur le fonctionnement des chaînes plus évoluées et plus complexes.


«Splendeur et misère de la «ménagère de moins de cinquante ans» entre France et Italie»
Dominique LAGORGETTE et Barbara MEAZZI - Maîtres de conférence
Laboratoire Langages, Littératures, Sociétés (LLS)
UFR Lettres, Langues et Sciences Humaines (LLSH)

09 mars 2010, Amphithéâtre Decottignies, 27 rue Marcoz à Chambéry
11 mars 2010, CCSTI/La Turbine, place Chorus à Cran-Gevrier
03 mars 2010, Lycée Hôtelier, 40 Bd Carnot à Thonon-les-Bains

«Le brave bambine vanno in paradiso ; quelle cattive vanno dappertutto» (les gentilles petites filles vont au paradis, les vilaines petites filles vont partout) – slogan féministe.
Lors de la campagne présidentielle française de 2007, nombreux sont les candidats qui ont permis au stéréotype gentiment suranné de la «ménagère de moins de 50 ans» d’opérer un retour particulièrement saisissant sur la scène politique.
Devons-nous voir dans cette résurrection un simple manque d’inventivité stylistique, une sensibilité particulièrement affirmée à la mode printemps-été 2007 ou une allusion aux trente glorieuses bénies des dieux (et synonymes de plein emploi, blouses noires dans les écoles et ménagères à l’assaut des supérettes locales) ?
Côté italien, la «casalinga di  Voghera» * est en voie de disparition, après une vie longue et difficile : née dans les «romans roses» de Carolina Invernizio, la « casalinga di Voghera » était devenue le stéréotype de la femme honnête et peu cultivée, appartenant à la toute petite bourgeoisie et regardant les variétés télévisuelles du samedi soir. A présent, elle est en train de céder le pas et la place à son antagoniste, la poupée Barbie : plusieurs essais parus en 2007 et en 2008 en Italie ont souligné la prolifération de ce modèle sociétal qui méprise ou ignore les grandes luttes féministes des années 60, 70 et 80, préférant consommer strings et robes griffées dont l’utilisation outrancière devrait permettre d’atteindre un prince charmant.
Nous commencerons par explorer le rayon des usages anciens de l’expression, afin d’en cerner les contours. Puis nous verrons de quoi se compose ces derniers temps une ménagère puisque, comme pour les poupées  Barbie, on peut moduler à l’infini sa tenue, ce dont ne se privent pas les hommes politiques, médias, publicistes et blogueurs. Enfin, nous présenterons un état des lieux de la production littéraire italienne, afin de découvrir ce que sont devenues les féministes des années de la contestation et où sont passées les «vilaines petites filles».

* Voghera est une petite ville lombarde, en province de Pavie et la « casalinga » est la ménagère


«L’annexion de la Savoie à la France (1860) : une affaire d’États»

Denis VARASCHIN, Professeur des universités et Georges-Henri SOUTOU, Professeur des universités émérite
Laboratoire Langages, Littératures, Sociétés (LLS)
UFR Lettres, Langues et Sciences Humaines (LLSH)

27 avril 2010, Amphithéâtre Decottignies, 27 rue Marcoz à Chambéry
29 avril 2010, CCSTI/La Turbine, place Chorus à Cran-Gevrier
(18 h 30) 06 mai 2010, Dôme cinéma, 135 place de l’Europe à Albertville

Le cent cinquantenaire de la cession de la Savoie à la France offre l’occasion de revenir sur son histoire, de renouveler et d'élargir les perspectives jusqu’ici développées.
En effet, le rattachement de 1860 apparaît avant tout comme un temps fort des relations internationales. Le « concert européen » mis en place au Congrès de Vienne (1815) était fondé sur une gestion des affaires continentales par les chancelleries des grandes puissances, dont le 
principe cardinal était la recherche de l’équilibre.
C'était sans compter avec l’habile Napoléon III, qui souhaitait de longue date la Savoie, et davantage encore la remise en cause de l'ordre établi qui bridait un Second Empire à son apogée. Une sorte d’entente entre puissances « libérales » s’esquissa entre Piémont, France et Angleterre alors que les plus conservatrices Autriche-Hongrie, Prusse et Russie aspiraient  également à une alliance avec la France. Même la diplomatie helvétique trouva son compte dans ce "point de passage historique de l’Europe d’Ancien Régime à l’Europe moderne".


«La neige de culture et l’eau : fantasmes et réalités»
Alain MARNEZY - Professeur des universités
Laboratoire Environnement, Dynamiques et Territoires de la Montagne (EDYTEM)
UFR Centre Interdisciplinaire Scientifique de la Montagne (CISM)

18 mai 2010 , Amphithéâtre Decottignies, 27 rue Marcoz à Chambéry
20 mai 2010, CCSTI/La Turbine, place Chorus à Cran-Gevrier
(18h30) 27 mai 2010, Dôme cinéma, 135 place de l’Europe à Albertville


Depuis les années 1980, le développement des équipements en neige de culture dans les montagnes françaises, comme dans l’ensemble des stations de l’arc alpin, a été spectaculaire, pour des raisons tant climatiques que commerciales. Ce développement, qui nécessite de mobiliser de nouvelles ressources en eau, est devenu sujet de discussion, voire de polémique, notamment à cause des impacts réels ou supposés : gestion de l’eau des bassins-versants et conflits d’intérêts, problèmes posés par les retenues d’altitude, enjeux environnementaux… Le sujet soulève quelques inquiétudes, voire de la contestation, avec une tendance à l’amalgame qui mêle les thèmes du réchauffement climatique, l’éventuel assèchement du climat, la concurrence pour l’eau et autres préoccupations environnementales… Cette conférence n’a d’autre ambition que de tenter de faire le point sur la réalité des équipements et de leur fonctionnement, sur la recherche de minimisation des impacts et sur l’identification des vrais enjeux.


« Un voyage dans l’espace et le temps : dimensions supplémentaires»
Laurent GALLOT - Chargé de recherche CNRS
Laboratoire de Physique Théorique (LAPTH)
UFR Sciences Fondamentales et Appliquées (SFA)

08 juin 2010, Amphithéâtre Decottignies, 27 rue Marcoz à Chambéry
17 juin 2010 , CCSTI/La Turbine, place Chorus à Cran-Gevrier (date provisoire)

(18h30) 1er avril 2010 , Dôme cinéma, 135 place de l’Europe à Albertville

Selon les physiciens théoriciens, l’espace pourrait posséder des dimensions supplémentaires, en plus des trois dimensions que nos sens perçoivent.
Au niveau  microscopique, les particules élémentaires pourraient être sensibles à des dimensions supplémentaires et cette hypothèse sera testée expérimentalement dans les années qui viennent, en particulier au CERN avec le grand collisionneur de protons (LHC). Au niveau macroscopique, ces dimensions supplémentaires pourraient apporter une solution à plusieurs problèmes en cosmologie, comme celui de la matière noire.
Nous retracerons l’évolution de la notion d’espace en physique jusqu’à nos jours, dont les prolongements actuels conduisent naturellement à la notion de dimensions supplémentaires


Coordonnées

Université de Savoie et ADUS
(Association pour le Développement de l'Université de Savoie)

27 rue Marcoz - BP 1104 - 73011 Chambéry cedex
tél. 04 79 75 91 17 - Fax. 04 79 75 83 10
 

La Turbine
Place Chorus
74960 Cran-Gevrier

Accueil : 04.50.08.17.00
Fax : 04.50.08.17.01
courriel : renseignement@ccsti74-crangevrier.com
 
     
 

Ville d'Albertville
Dôme cinéma - salle de vidéoconférence
135 place de l'Europe

 
 
 
Lycée Hôtelier Savoie-Léman
40 Bd Carnot
74203 Thonon-les-Bains