Ségolène Vandevelde, lauréate d’une bourse ERC Starting Grant, rejoint le laboratoire EDYTEM

Publié le jeu 1 Oct 2026

Ségolène Vandevelde, chargée de recherche CNRS, rejoindra le Laboratoire Environnements, Dynamiques et Territoires de la Montagne (EDYTEM) le 1er octobre 2026. Elle est lauréate d’une bourse « ERC Starting Grant 2026 », remise par le Conseil Européen de la Recherche (ERC) pour son projet intitulé « TARS ».

Une bourse pour encourager les jeunes chercheuses et les jeunes chercheurs

Le programme ERC propose quatre types de bourses selon l’avancement dans leur carrière des chercheuses et chercheurs qui les reçoivent. Ségolène Vandevelde, elle, a été lauréate de la bourse « ERC Starting Grant 2026 ». Celle-ci permet aux jeunes chercheuses et chercheurs de recruter une équipe de recherche (doctorant, post-doctorant, ingénieur), de faire fonctionner un groupe de recherche ou encore d’acheter de l’équipement.

Des recherches à la croisée des sciences naturelles et des sciences humaines

Ségolène Vandevelde rejoint le laboratoire Environnements, Dynamiques et Territoires de la Montagne (EDYTEM), affilié conjointement au CNRS et à l’USMB, au 1er octobre 2026. Elle est actuellement chercheuse postdoctorale Marie Skłodowska-Curie Actions (MSCA-PF) à l’université de Cantabrie (Espagne) et docteure en archéologie, anthropologie et préhistoire de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (2019).

Ses recherches à la croisée des sciences naturelles et des sciences humaines ont notamment permis le développement d’une méthode pionnière : la fuliginochronologie, qui consiste à étudier les traces de suie prisonnières de concrétions calcaires, pour reconstituer à haute résolution les chroniques d’occupation humaine des sites souterrains (grottes, abris sous roche).

Elle est également engagée sur les enjeux éthiques en archéologie (co-commissaire de l’exposition « Archéo-Sexisme », traduite en 6 langues, en tournée dans 14 pays, et co-organisatrice du colloque international « Archéo-Éthique », Paris, 2018) et sur les enjeux environnementaux (membre de Labos1point5).

Elle a reçu plusieurs prix et distinctions comme la bourse L’Oréal-UNESCO Femmes et la Science (2018), le Prix de thèse de l’Union Internationale des Sciences Préhistoriques et Protohistoriques (2023), et le Prix Brepols Early Career Researchers de l’Union Académique Internationale (2023).

Le projet TARS, quesako ?

La mobilité est fondamentale pour les sociétés humaines : les territoires sont habités dans l’espace et le temps selon des rythmes spécifiques. Si la dimension spatiale de la mobilité est largement étudiée, sa dimension temporelle reste difficilement accessible : les datations classiques ont des incertitudes décennales à millénaires, et les assemblages cumulatifs empêchent de distinguer les événements d’occupation.

Le projet TARS, en mobilisant la méthode de la fuliginochronologie, vise à dépasser cette limite en se concentrant notamment sur les dynamiques d’occupation des sites à fonction symbolique, où les pratiques (art pariétal, sépultures) révèlent aussi le calendrier social des groupes préhistoriques.

Trois objectifs majeurs guident ce projet ERC « TARS », porté par Ségolène Vandevelde :

  • discriminer différents usages des sites (torches vs foyers, éclairage vs crémations) ;
  • construire des chroniques d’occupation annuelles révélant les rythmes saisonniers et pluriannuels sur plusieurs générations ;
  • comparer la dynamique des sites symboliques versus économiques pour déterminer leur intégration dans les cycles de nomadisme.

En accédant à une échelle temporelle proche du « temps vécu » par les humains, TARS offrira des données inédites sur la place de ces contextes symboliques tout en ouvrant de nouvelles perspectives pour l’archéologie de haute résolution temporelle.

Renforcer les liens entre les communautés de recherche EDYTEM

L’arrivée de Ségolène Vandevelde au sein de l’équipe Société du laboratoire EDYTEM contribuera à renforcer les échanges entre les recherches en archéologie et celles menées en sciences de l’environnement, notamment autour des milieux souterrains.

Ses travaux pourront s’articuler avec ceux de plusieurs membres du laboratoire sur les sites ornés sites présentant des témoignages d’art pariétal) et les spéléothèmes (dépôts minéraux formés dans une cavité naturelle souterraine), en mobilisant des approches méthodologiques complémentaires.
Ses recherches pourront également s’appuyer sur les compétences et les équipements du laboratoire en spectroscopie, microscopie et caractérisation des matériaux.

« Les problématiques de recherches développées dans mon programme de recherche CNRS et dans mon projet ERC TARS s’intègrent ainsi parfaitement dans les orientations scientifiques et communautés scientifiques du laboratoire EDYTEM, dont l’intégration à l’Observatoire des sciences de l’Univers de Grenoble (OSUG) garantira également l’accès à diverses plateformes d’analyses. » explique Ségolène Vandevelde.
Déjà engagée dans plusieurs collaborations avec des membres du laboratoire, la chercheuse pourra ainsi poursuivre et développer ces travaux dans un environnement scientifique réunissant des expertises complémentaires.

L’USMB se réjouit de son arrivée et lui souhaite la bienvenue !

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