Bonjour à toutes et à tous,
Nous avons le plaisir de vous annoncer la soutenance de thèse d’Axel Monnier intitulée « Analyse expérimentale et modélisation du comportement mécanique de l’acier 316L fabriqué par LPBF » qui se déroulera le vendredi 19 juin 2026 à 9h30 – amphithéâtre B120 – Polytech Annecy devant le jury composé de :
– Mme Delphine RETRAINT, Professeure, Université de Technologie de Troyes – Rapporteure
– M. Marc FIVEL, Directeur de recherche, Grenoble INP – Rapporteur
– M. Hervé LOUCHE, Professeur, Université de Montpellier – Examinateur
– M. Thomas POTTIER, Maître assistant, IMT Mines Albi – Examinateur
– M. Franck TOUSSAINT, Professeur, Université Savoie Mont Blanc – Directeur de thèse
– M. Christophe DEPRES, Maître de Conférences, Université Savoie Mont Blanc – Co-directeur de thèse
La soutenance pourra également être suivie à distance via le lien Teams :
https://teams.microsoft.com/meet/334297607758392?p=aFHnQNRzKF5uKCBwc0
Numéro de réunion : 334 297 607 758 392
Code secret : gF3YS2cN
Résumé : Ce travail de thèse porte sur l’analyse du comportement mécanique de l’acier inoxydable 316L fabriqué par fusion laser sur lit de poudre métallique (Laser Powder Bed Fusion – LPBF). L’objectif principal est de développer un modèle numérique capable de prédire le comportement mécanique des pièces en fonction de différentes orientations de fabrication. Des éprouvettes ont été fabriquées selon trois orientations (0°, 45° et 90°) puis soumises à des essais de traction, de fluage et de fatigue. Les résultats mettent en évidence une anisotropie marquée du comportement mécanique. Afin d’en identifier les origines, des analyses de la porosité, de la microstructure et de la rugosité ont été réalisées. Les observations par tomographie montrent notamment la présence de pores orientés dans le plan parallèle à la plate-forme de fabrication, tandis que la microstructure est caractérisée par des grains colonnaires se développant perpendiculairement à celle-ci. Une légère variation de la rugosité de surface a également été observée selon l’orientation de fabrication. Pour reproduire ces comportements, un modèle par éléments finis dit « compartimenté » a été développé. Basé sur une formulation simple de plasticité isotrope de type J2, il vise une mise en œuvre compatible avec les contraintes industrielles. L’hétérogénéité intrinsèque du matériau est prise en compte par l’attribution à chaque élément d’un comportement viscoplastique spécifique, défini à partir d’une distribution aléatoire de la limite d’écoulement issue de considérations liées à la dynamique des dislocations. Les simulations obtenues permettent de reproduire avec une bonne précision les comportements expérimentaux tout en conservant un nombre limité de paramètres d’entrée. Afin d’étendre le modèle à la prise en compte de l’anisotropie induite par le procédé LPBF, deux pistes ont été explorées : l’introduction de propriétés mécaniques variables d’une couche à l’autre et la représentation explicite de la porosité dans les géométries simulées. Ces approches permettent d’évaluer la contribution respective de ces mécanismes à l’anisotropie observée expérimentalement.