« Femmes de Science de l’USMB » – Edwige Tournefier, chercheuse au LAPP

Publié le dim 3 Sep 2017

Edwige Tournefier, directrice de recherche CNRS au Laboratoire d’Annecy de Physique des Particules (LAPP) et spécialiste en physique des particules

Passionnée par les mathématiques Edwige Tournefier décide de quitter la région du Sancerrois dont elle est originaire pour s’inscrire en classe préparatoire à Rennes. Au cours de ses années, elle décide de s’orienter vers la recherche et continue ainsi ses études par un magistère de physique à l’Université d’Orsay. C’est un stage d’étudiant d’été au CERN qui lui fait découvrir le métier de chercheur en physique des particules et éveille en elle un grand intérêt pour ce domaine. Ce qui la conduit tout droit au DEA « Champs, particules et matière », toujours à Orsay. Elle fait une thèse au Laboratoire de l’Accélérateur Linéaire de l’Université d’Orsay sur des tests de précision du Modèle Standard de physique des particules avec l’expérience ALEPH, située sur le grand collisionneur électrons-positrons du CERN, le Large Electron-Positron (LEP). Après cette thèse, elle obtient une bourse pour travailler deux ans au CERN, ce qui lui permet de retrouver l’environnement de travail et géographique du CERN qu’elle apprécie alors beaucoup. Elle participe alors à la préparation de CMS, l’une des futures expériences du LHC, grand collisionneur de protons successeur du LEP. Après deux années au CERN, elle passe une année au Laboratoire de Physique Subatomique et Cosmologie de Grenoble où elle travaille sur ATLAS (expérience « sœur » de CMS) à la préparation de la recherche du boson de Higgs, pièce alors manquante du Modèle Standard. En parallèle, elle participe au développement d’un détecteur pour l’imagerie du petit animal (par Tomographie à Émission de Positrons) utilisant des techniques de détection analogues à celles du détecteur ATLAS.

En 2001, elle obtient un poste de chargée de recherche au CNRS et demande à être affectée au Laboratoire d’Annecy de Physique des Particules (LAPP) dans le groupe Virgo. C’est un changement de thématique important puisque Virgo, détecteur d’ondes gravitationnelles, est basé sur des techniques très différentes de celles des détecteurs de physique des particules. Elle se passionne pour ce nouveau domaine et s’investit beaucoup dans cette nouvelle aventure puisqu’elle travaille dix années sur Virgo, entre Annecy et la Toscane, où elle s’installe pour presque deux années pour la mise en route de cet interféromètre géant. Après ces dix années à préparer Virgo pour la détection des ondes gravitationnelles, elle décide, en 2011, de retourner aux mesures auprès des accélérateurs à la recherche de signaux de nouvelles particules. Elle s’investit ainsi dans une autre des expériences du LHC au CERN, LHCb, étudiant les particules dites « de beauté » produites lors des collisions de protons au LHC. En septembre 2015, Giovanni Lamanna est nommé à la direction du LAPP et la sollicite pour faire partie de l’équipe de direction. C’est une nouvelle aventure et de nouveaux défis qu’elle accepte.

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