« Femmes de Science de l’USMB » – Marguerite Gisclon, chercheuse au LAMA

Publié le mar 27 Juin 2017

Marguerite Gisclon, maître de conférences à l’UFR Sciences et Montagne, chercheuse au Laboratoire de Mathématiques (LAMA) et spécialiste en mathématiques appliquées

Marguerite Gisclon se dirige spontanément vers une discipline dans laquelle elle se sent à l’aise : les mathématiques. Elle entame dans cette filière ses études en classe préparatoire à Saint-Étienne. Son attrait pour la recherche est allé croissant au fur et à mesure de sa progression dans le parcours universitaire. Elle se spécialise lors de son master et prépare sa thèse à l’ENS Lyon. Elle débute ensuite sa carrière d’enseignante-chercheuse en tant qu’attachée temporaire d’enseignement et de recherche (ATER) à l’ENS Lyon puis devient maître de conférences en 1996 à l’Université Savoie Mont Blanc. Elle soutient son Habilitation à Diriger des Recherches en 2007.

Spécialiste des mathématiques appliquées, elle travaille sur plusieurs axes de recherche autour du thème fédérateur des équations aux dérivées partielles (EDP). Les EDP sont omniprésentes dans les sciences, puisqu’elles apparaissent aussi bien en dynamique des structures, en mécanique des fluides que dans les théories de la gravitation de l’électromagnétisme (branche de la physique qui étudie les interactions entre particules chargées et, plus quotidiennement, les effets de l’électricité). Elles sont primordiales dans des domaines tels que la simulation aéronautique ou encore la prévision météorologique. Dans la majorité de son activité, Marguerite Gisclon oriente ses axes de recherche vers la mécanique des fluides, la magnétohydrodynamique (discipline scientifique qui décrit le comportement d’un fluide conducteur du courant électrique en présence de champs électromagnétiques), l’optique et l’électromagnétisme. Elle applique ses recherches à l’étude et à l’observation des problèmes réels liés aux barrages, aux tsunamis, aux avalanches, etc. Ses calculs sont régis par les lois de conservation (conservation de la masse, de la quantité de mouvement) et des conditions initiales et des conditions aux limites. Les équations qu’elle traite s’appliquent à la modélisation de phénomènes physiques ou chimiques comme la simulation d’écoulements en canaux et en conduites forcées ou la chromatographie. La majeure partie de son activité de recherche se fait en collaboration avec des chercheuses et chercheurs d’autres universités (comme celles de Bordeaux, Clermont-Ferrand, Lille, Lyon, Nice), un aspect qu’elle apprécie particulièrement dans son activité. Travailler en collaboration avec d’autres chercheuses et chercheurs permet en effet des débats constructifs et des échanges riches qui font progresser les raisonnements et créent par conséquent beaucoup de liens.

Enseignante investie, elle a été membre du Conseil de l’UFR Sciences et Montagne (SceM), directrice des études de la licence Mathématiques et Informatique Appliquées et Sciences Sociales (MIASS), membre de comités de sélection, par exemple pour l’INSA de Lyon. Elle est responsable du séminaire Équations aux Dérivées Partielles : études déterministes et probabilistes (EDPs²) du Laboratoire de Mathématiques de l’Université Savoie Mont Blanc (LAMA) et elle est membre du comité scientifique des Journées EDP Rhône- Alpes-Auvergne (JERAA). Ces journées, mises en place en 2003, ont pour but de favoriser les échanges scientifiques dans le domaine des EDP en profitant des centres de recherche de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

C’est une chercheuse engagée dans la diffusion de la recherche en participant ou co-organisant de nombreux colloques, notamment à l’échelle internationale. Elle a par exemple co-organisé le colloque franco-roumain à Chambéry en 2006, un workshop à Vienne en 2010, une session « États de la recherche » en 2012. Elle a été co-organisatrice d’un symposium au congrès de la Société de Mathématiques Appliquées et Industrielles (SMAI) en 2015 sur les modèles quantiques.

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