L’USMB facilite l’accès aux travaux de recherche issus de ses laboratoires 
avec l’archive ouverte pluridisciplinaire HAL

Publié le dim 10 Juin 2018

Pour renforcer la visibilité de ses travaux de recherche et promouvoir les publications de ses scientifiques, l’Université Savoie Mont Blanc (USMB) les valorise dans l’archive institutionnelle ouverte, HAL (Hyper Article en Ligne),  portail qui propose un accès direct et gratuit à l’ensemble des documents déposés par les chercheurs et chercheuses des 19 unités de recherche de l’USMB.

Récemment, l’USMB a appuyé cette volonté en adoptant le mandat de dépôt obligatoire pour les publications de ses chercheurs et chercheuses dans son archive pluridisciplinaire.

« Seuls trois établissements de l’enseignement supérieur et de la recherche ont déjà fait ce choix, l’USMB est la seule université à le faire sur HAL » déclare Gaël Revelin, responsable de la documentation numérique et des archives ouvertes à l’USMB. « Cette initiative s’inscrit complément dans la lignée du mouvement de l’open access et en adéquation avec la loi pour une république numérique du 7 octobre 2016 qui stipule notamment dans son article 30 que « lorsqu’un écrit scientifique (est) issu d’une activité de recherche financée au moins pour moitié par des dotations de l’État, [ …] son auteur dispose, même après avoir accordé des droits exclusifs à un éditeur, du droit de mettre à disposition gratuitement dans un format ouvert, par voie numérique, sous réserve de l’accord des éventuels coauteurs, la version finale de son manuscrit acceptée pour publication, dès lors que l’éditeur met lui-même celle-ci gratuitement à disposition par voie numérique » explique Gaël Revelin.

Réinventer le modèle de diffusion des publications scientifiques avec les archives ouvertes

Que ce soit pour faire connaître leurs travaux ou encore pour obtenir un poste, la publication est une étape incontournable pour les chercheurs et chercheuses. Les éditeurs scientifiques ont su saisir cet intérêt et en profiter en transformant cette circulation des savoirs en chasse gardée économique. Ils privatisent des travaux scientifiques le plus souvent financés par des fonds publics. Les bibliothèques universitaires, qui fournissent l’accès à la documentation aux chercheuses et chercheurs, se voient contraintes de payer le prix fort pour diffuser des savoirs produits dans le cadre universitaire.

Face aux coûts exponentiels des abonnements aux revues scientifiques et dans le but de partager la science, des établissements d’enseignement supérieur et de la recherche dont l’USMB, avec le soutien de son service commun de la documentation et des bibliothèques universitaires (SCDBU), favorisent la transformation en profondeur du modèle de la publication scientifique par la mise à disposition de portails d’archives ouvertes. Ces plateformes permettent de repérer, promouvoir et diffuser en libre accès la production scientifique (articles, thèses, HDR, chapitres d’ouvrages, actes de colloques, etc.) des chercheurs et chercheuses auprès de la communauté scientifique et du grand public.

« Ce sont les chercheurs et les chercheuses qui ont la solution entre les mains. Plus ils déposeront de documents dans l’archive ouverte HAL, meilleure sera la visibilité de l’activité de recherche de l’université, et plus leurs travaux seront visibles et utilisés ! » affirme Gaël Revelin.

Un réservoir important de documentation scientifique au bénéficie du travail de recherche

Tout travail scientifique s’appuie sur des publications antérieures de chercheurs et chercheuses. Ce sont les travaux déjà publiés ou menés qui permettront « aux nouveaux publiants » de pouvoir avancer dans leurs recherches. Il est alors primordial que l’accès à cette documentation soit facilité.

« Un article disponible en archive ouverte va recevoir 30 % de citations en plus qu’un article disponible sur abonnement d’un éditeur. Les archives ouvertes facilitent la diffusion des résultats de la recherche au sein de la communauté nationale mais également internationale » ajoute Gaël Revelin.

À la différence de certaines plateformes de partage de travaux scientifiques et réseaux sociaux scientifiques, les archives ouvertes institutionnelles garantissent un archivage et une conservation à long terme des articles et autres documents scientifiques déposés par les chercheurs et chercheuses sans les destituer de leurs droits d’auteurs.

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